samedi 15 décembre 2012

En attendant le ...

... le maçon !

Depuis octobre, nous avons opté pour "faire faire" les murs de la maison !
Nous ferons de l'auto-construction partielle.
 
Ainsi, ça devrait aller un peu plus vite ... dès que notre maçon local pourra être disponible (courant janvier, normalement).
 
Malgré tout, nous continuons à vivre chantier, à penser chantier, à dormir chantier, ...
car il nous reste quelques préparatifs à finaliser, tels que bien mettre à jour nos plans (!).
 
Côté "terrain", nous finissons les poutres qui supporteront l'été prochain notre belle terrasse en bois avec vue sur les collines, c'est-à-dire : on coffre, on coule, on vibre, on décoffre et on gratte les planches - que du classique.

 
Pour les non-initié(e)s : un poteau, c'est vertical, tandis qu'une poutre est horizontale. Et une poutrelle, c'est une petite poutre ! Je me suis souvent faite reprendre sur ces basiques "géométriques", alors ... 
 
Autre action "terrain" à venir : agrandir les trous des blocs d'angle de béton cellulaire.
En fait, pour une structure en béton cellulaire, il est préconisé de faire légèrement "déborder" les blocs par rapport à la dalle (pour des raisons d'infiltration d'eau, je crois) !
 
 
Du coup, nos ferrailles ne sont pas toujours suffissamment proches des angles, pour pouvoir rentrer dans les blocs tout en débordant du mur ! Ainsi, pour 3 malheureux centimètres, nous devons élargir nos blocs d'angle.    car, surtout, il ne faut pas couper les ferrailles, pour conserver le lien / le liant de toute la maison !    
 
 
Côté "administratif", nous faisons du shopping ... au magasin de cailloux ! on trouvait qu'en  cette période de Noël, les magasins de jouets étaient trop fréquentés; et un cairn, c'est beaucoup plus orginal que des chocolats. 
Nous avons donc choisi pour notre maison, des pierres de couleur beige (en grès) et d'aspect lisse. Le best-seller des ventes du pays basque !
 
En parallèle, nos menuiseries sont arrivées chez CBA.
Même si nous allons devoir les laisser patienter encore quelques jours dans leur carton, avant que notre maison devienne "hors d'air", c'est une belle étape de réaliser quand on connaît la difficulté pour choisir une simple fenêtre !
 
Deux semaines de congé pour se faire dorloter et prendre l'air frais de la montagne ne devraient pas être de trop  pour nous remettre ...

dimanche 11 novembre 2012

PEX* et REX** pour les filles (n°6)

PEX* : Partage d'Expériences
REX** : Retour d'Expériences

Le sujet choisi pour ce 6ième PEX et REX pour les filles concerne les fourreaux, ces jolies bobines de tube aux couleurs flashies (bleu, jaune, vert et rouge, pour l'essentiel - de l'orange peut aussi compléter la collection).
 
 
Leur utilité : protéger les tuyaux et câbles glissés à l'intérieur.

Une fois ces bases posées, il reste quelques subtilités à maîtriser !
  • Subtilité 1 : vous ne choissisez pas la couleur selon vos goûts esthétiques ! mais selon la nature du fluide ou de l'énergie à y faire circuler.
 Ainsi : Le bleu correspond à l' Eau (potable), le rouge à l'Electricité, le vert au Télécom et le jaune est utilisé pour le Gaz (que nous ne devrions pas avoir - il ne vient pas jusqu'à chez nous !!!).

  • Subtilité 2: les diamètres !!!!!!!!!!!!!!!! car pour faire simple, vous avez le bleu en 63 ou en 90 (mm), l'élec en 90 ou 63 et généralement le vert est en 40.
"Alors, vous voulez lesquels ma petite dame ??? " risque de vous demander le vendeur, lorsque vous aurez la mission de ramener, en urgence, les fourreaux au chantier.

Et, patiemment (avec 1 pointe de "professeur"), le vendeur expliquera à la petite dame que le choix du diamètre dépend du nombre de tuyaux et câbles prévus à l'intérieur de ces fourreaux. Mais classiquement, il faut du 90 pour l'électricité, du 40 pour le télécom et du 63 pour le bleu (lorqu'il n'y a qu'1 tuyau d'alimentation en eau, à l'intérieur).

Ensuite, les couronnes (autre nom usuel donné aux bobines) sont en 25 ou 50 (et cette fois-ci, en mètres).
Tout dépend alors de la distance entre le point d'alimentation général (compteurs élec, eau, ... - au niveau de votre limite de propriété) et le point d'entrée dans la maison = la longueur de la tranchée. La notre est d'environ 30 m.

  • Subtilité 3 (et pas la moindre) : l'insertion du tuyau dans le fourreau, et surtout il ne faut pas perdre l'aiguille !
Tant qu'on n'est pas confronté à rentrer un tuyau d'eau de 25 m dans un fourreau également long de 25 m, on ne se pose même pas la question de comment ?

Voici notre mode opératoire :

1. Dérouler le fourreau et retrouver cette snfgsjkhfjkqhfjkqsdf  aiguille, qui a souvent tendance à s'échapper quelques mètres plus loin,


2. Renforcer le fil de l'aiguille avec 1 fil de fer, pour éviter toute casse en cours de route,

3. Pousser le tuyau à faire pénétrer d'1 côté, et tirer le fil de l'autre de l'autre côté - de manière synchronisée pour faciliter l'effort,


4. Poursuivre jusqu'à l'apparition du tuyau,



5. Mettre en place l'ensemble fourreau / tuyau dans la tranchée, en recouvrant d'1 grillage avertisseur de la couleur du fourreau.


Et voilà, la 1ère partie de notre tuyau d'alimentation en eau de la maison installée. Elle rejoindra, plus tard, la tranchée principale prévue avec l'électricité et les télécoms.

A noter qu'à ce moment, nous devrons respecter de nouvelles règles d'éloignement entre le rouge, le vert et le bleu !     

vendredi 2 novembre 2012

Vue dégagée !

En début de semaine, rdv était pris avec l'entreprise locale de terrassement.

A son programme :
  • mettre en place les canalisations d'eaux usées,
  • reprendre la canalisation centrale d'évacuation des eaux pluviales et de notre système de drainage,
  • remblayer le terrain (ie, grosse modo : "boucher les trous").
le tout supervisé par 1 assistante d'auto-constructeur proclamée chef de chantier délégué !

Et en 2 jours de travail et quelques coups de godets, l'affaire était conclue ! 
  • nos 3 sorties Eaux usées (effluents issus des toilettes, douches, lave-vaisselle, lave-linge, ...) ont été réunies au niveau d'1 regard principal.
De ce regard, repart ensuite 1 unique canalisation que nous connecterons à notre future installation d'assainissement autonome (choix du dispositif encore en cours de discussion ... - c'est pourquoi, nous avons tiré une gaine - en bleu sur la photo - au cas où 1 alimentation en air comprimé ou en électricité serait nécessaire au bon fonctionnement de l'installation à venir).

Comme toute cette partie est ensuite remblayée (après pose d'1 lit de sable, bien entendu), nos tuyaux sont de type CR4 (bien costauds - ie assurant 1 résistance à la compression de 4 KN/m²). De même, le regard est équipé d'1 rehausse pour être "visitable" par la suite (ie même après le remblaiement). 

  •  la partie Eaux pluviales est gérée via 1 canalisation centrale, dans le chemin longeant notre garage - (là-même où nous avions pataugé dans la boue pendant des heures d'été, la pelle à la main - rappel pour les nostalgiques)  
A cette canalisation, sont (ou seront) connectés les drains, les descentes des eaux de toitures et les eaux de ruissellement récupérées par les caniveaux à installer.
Nous réfléchirons, un peu plus tard, à notre installation de récupération des eaux de toitures !

Le 1er regard : côté nord
Le 2 ième regard : côté sud

Et tout comme les canalisations d'eaux usées, celle-ci est en CR8 (encore plus costaud que le costaud), puisqu'elle sera soumise aux passages de véhicules (de la brouette plastique à l'engin de chantier !).

Au final :

  • Et l'apothéose de l'intervention : le remblaiement ! La consigne : remblayer jusqu'à environ 20 cm au-dessous du niveau de notre dalle.
A coup de godets, la pelleteuse du terrassier a dégagé la montagne d'argile de notre "jardin".

De manière chirurgicale, le conducteur a déposé la terre, côté ouest de la maison. Ainsi, notre légo géant d'hourdis a été englouti sans la moindre nouvelle chute. Ouf, ouf, ouf - et merci.


Côté Nord de la maison, un nouveau soulagement : notre mur de soutènement tient ! au cas où ... y a toujours des (petits) doutes chez l'auto-constructeur qui ne déborde pas de confiance en soi ... 


et désormais, de notre futur salon, nous pouvons profiter d'1 magnifique vue ! (y a plus qu'à construire le salon).


Maintenant que cette étape est réalisée, il faut attendre ... La terre va progressivement se tasser. Alors, nous pourrons compléter le niveau avec 1 couche de terre végétale (celle qui fera pousser notre gazon).


Il semble que l'assistante a assuré sa mission de chef de chantier délégué !!!
(et oui, pour ma part, je déborde de confiance en moi !).